Publié par : lemfr le : novembre 5, 2008
Après trois défaites consécutives en Ligue des Champions, l’OM s’est repris mardi contre le PSV Eindhoven (3-0). Secteur par secteur, le club phocéen a rassuré son entraîneur Eric Gerets qui a apprécié les performances de ses joueurs, notamment celles de Steve Mandanda et de ses attaquants.
UN MANDANDA RETROUVE ?
Peu à l’aise dans sa cage, que ça soit sous le maillot de l’équipe de France ou celui du club phocéen, depuis le début de la saison, Steve Mandanda a rassuré mardi. Mis en difficulté par l’attaque du PSV Eindhoven et notamment Danny Koevermans, double buteur à l’aller, le portier marseillais a été décisif. De nouveau. Habitué à aller chercher le ballon au fond de ses filets au moins une fois par match depuis dix rencontres, le gardien de l’OM a gardé sa cage vierge.
Le mot d’Eric Gerets : “Je suis très content pour Steve Mandanda, qui n’est pas pour rien dans cette victoire. Il nous a sauvé les meubles par moment.”
UNE DEFENSE ENFIN STABLE ?
Pour la première fois depuis dix matches, l’arrière garde de l’OM n’a pas pris de but. C’est assez rare pour être signalé cette saison. La dernière équipe à n’avoir trouvé le chemin du but olympien restait Monaco lors de la 6e journée de L1 (0-0). Une nouvelle fois, Eric Gerets avait décidé de faire de Lorick Cana son second défenseur central, aux côtés de Vitorino Hilton, laissant sur le banc le disponible mais inutilisé Marocain Elamin Erbate. En attendant le retour aux affaires de Julien Rodriguez, Gerets devrait conserver ce schéma défensif.
Le mot d’Eric Gerets : “Il y a eu quelques fautes dans le jeu aérien, mais nous avons eu un peu de chance. Ce qui m’a plu ce soir, c’est le fait que, pour la 2e fois en quelques jours, on a vu une équipe en harmonie”.
L’ATTAQUE TOUJOURS AU RENDEZ-VOUS
Meilleure attaque de la Ligue 1 (24 buts en douze journées), Marseille affiche quasiment les mêmes dispositions offensives en Ligue des Champions. Après avoir inscrit trois buts contre Saint-Etienne samedi dernier, les hommes d’Eric Gerets ont récidivé contre le PSV. Il fallait d’ailleurs remonter au match aller pour retrouver un OM muet en attaque (défaite 2-0). Depuis, l’attaque marseillaise s’est fendu de 9 buts en quatre matches. Censé souffrir d’un début de pubalgie, Mamadou Niang n’a rien laissé paraître en inscrivant un doublé, ses 16 et 17e buts en Coupe d’Europe. Son compère de l’attaque, Bakari Koné, a prouvé que la forme était bien là. Manquant de réalisme ces dernières semaines, l’Ivoirien, peu avare en efforts, n’a pas raté sa première grosse opportunité et a libéré tout un stade.
Le mot d’Eric Gerets : “Je n’avais pas peur pour ce match, mais j’ai plutôt peur de les retrouver demain (aujourd’hui) au décrassage dans l’après-midi. Ces joueurs ont joué un tel niveau qu’on peut s’attendre à ce qu’ils soient fatigués samedi.”
LE FACTEUR BEN ARFA
Le clash survenu lors de la réception du Paris Saint-Germain est bien derrière lui. Remis en selle après avoir fait des excuses publiques, Hatem Ben Arfa est en passe de retrouver son meilleur niveau, celui qu’il avait affiché lors des premières journées de championnat et du tour préliminaire de la C1. Mardi, impliqué sur les trois buts de son équipe, le milieu de terrain olympien a distillé à vau-l’eau les caviars. Notamment sur les premiers et troisième buts de l’OM, grâce à deux merveilleuses passes en profondeur pour Koné puis Niang. Remplacé par Charles Kaboré à 20 minutes du coup de sifflet final, Ben Arfa a quitté la pelouse sous les applaudissements d’un Vélodrome de nouveau acquis à sa cause.